Rencontre : Koffi Kwahulé – 28ème Akbank Jazz Festival

Institut français
->

Koffi Kwahulé : le jazz, source d’inspiration pour le théâtre

Le jazz accompagne et étoffe les productions théâtrales de Koffi Kwahulé tout en rythmant de manière irrégulière le cheminement de ses textes. Tantôt haletant, tantôt saccadé, le jazz est la pierre angulaire de l’écriture dramaturgique de l’auteur.

Souvent dotées d’une note musicale, ses œuvres vous transportent dans le monde du fantasque et du burlesque, une quiétude jazzy qui laisse à l’écriture théâtrale toute la musicalité qu’on lui connait.

A l’occasion de cette rencontre, Koffi Kwahulé évoquera l’influence du jazz sur son écriture et la relation qui se noue entre ces deux disciplines artistiques.

« Quand on aborde l’œuvre d’un auteur noir, si ce qu’il écrit ne traite pas directement de la question noire, des problèmes noirs, on ne prend plus en compte le fait qu’il est Noir. Pourtant ses partis pris artistiques, dramaturgiques, esthétiques ou linguistiques sont nourris de son histoire. C’est en cela que ma démarche est jazzistique. Elle n’apporte pas de réponse, de finalité immuable, mais suscite l’interrogation.

Ce que je veux construire, n’est pas de l’ordre du tangible parce que j’ai fait l’expérience de la perte. Je veux construire un édifice immatériel, qui sera toujours instable, toujours improvisé, qui ne sera pas un monument, qui ne sera pas quelque chose qui se fixe, qui se fige. Mais un édifice qui ne pourra jamais s’écrouler. C’est ce défi que porte en lui le jazz, tout le temps : j’ai perdu mon royaume, mais j’en construis un autre qui échappera à toute destruction, un royaume suspendu en dehors de toute fixité. Il sera une question perpétuelle. Je crois que c’est ce rêve-là que raconte le jazz. Et ce n’est pas seulement un rêve noir, mais un rêve humain. »

Ce rêve humain c’est celui de Koffi Kwahulé, écrivain et dramaturge franco-ivoirien, primé à de nombreuses reprises pour ses œuvres. Avec plus de trente pièces de théâtre à son actif, l’œuvre de Koffi Kwahulé a dépassé les frontières. Pour ne citer que la Turquie, ce sont de nombreux textes comme Brasserie, Big Shoot, Blue-S-Cat et bientôt L’odeur des arbres qui ont été et serons mis en scène. Koffi Kwahulé en fait aujourd’hui un des auteurs dramatiques africains les plus joués au monde.

 

 

Koffi Kwahulé : le jazz, source d’inspiration pour le théâtre

Le jazz accompagne et étoffe les productions théâtrales de Koffi Kwahulé tout en rythmant de manière irrégulière le cheminement de ses textes. Tantôt haletant, tantôt saccadé, le jazz est la pierre angulaire de l’écriture dramaturgique de l’auteur.

Souvent dotées d’une note musicale, ses œuvres vous transportent dans le monde du fantasque et du burlesque, une quiétude jazzy qui laisse à l’écriture théâtrale toute la musicalité qu’on lui connait.

A l’occasion de cette rencontre, Koffi Kwahulé évoquera l’influence du jazz sur son écriture et la relation qui se noue entre ces deux disciplines artistiques.

« Quand on aborde l’œuvre d’un auteur noir, si ce qu’il écrit ne traite pas directement de la question noire, des problèmes noirs, on ne prend plus en compte le fait qu’il est Noir. Pourtant ses partis pris artistiques, dramaturgiques, esthétiques ou linguistiques sont nourris de son histoire. C’est en cela que ma démarche est jazzistique. Elle n’apporte pas de réponse, de finalité immuable, mais suscite l’interrogation.

Ce que je veux construire, n’est pas de l’ordre du tangible parce que j’ai fait l’expérience de la perte. Je veux construire un édifice immatériel, qui sera toujours instable, toujours improvisé, qui ne sera pas un monument, qui ne sera pas quelque chose qui se fixe, qui se fige. Mais un édifice qui ne pourra jamais s’écrouler. C’est ce défi que porte en lui le jazz, tout le temps : j’ai perdu mon royaume, mais j’en construis un autre qui échappera à toute destruction, un royaume suspendu en dehors de toute fixité. Il sera une question perpétuelle. Je crois que c’est ce rêve-là que raconte le jazz. Et ce n’est pas seulement un rêve noir, mais un rêve humain. »

Ce rêve humain c’est celui de Koffi Kwahulé, écrivain et dramaturge franco-ivoirien, primé à de nombreuses reprises pour ses œuvres. Avec plus de trente pièces de théâtre à son actif, l’œuvre de Koffi Kwahulé a dépassé les frontières. Pour ne citer que la Turquie, ce sont de nombreux textes comme Brasserie, Big Shoot, Blue-S-Cat et bientôt L’odeur des arbres qui ont été et serons mis en scène. Koffi Kwahulé en fait aujourd’hui un des auteurs dramatiques africains les plus joués au monde.

 

 

Bookmark the permalink.

Comments are closed.