Conférence : François Georgeon – Le mois le plus long

Institut français Istanbul
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Intervenants : François GEORGEON, Jean-François PEROUSE

Le ramadan est, selon la définition de l’un de ses meilleurs analystes « la plus importante manifestation collective de la foi en terre d’islam ». L’élément central en est le jeûne, qui avec la profession de foi, la prière, l’aumône et le pèlerinage, constitue l’un des cinq piliers de l’islam. C’est dire la place exceptionnelle qu’il occupe dans les sociétés musulmanes.

Rite religieux à l’origine, il est devenu au fil des temps, le temps fort de la vie sociale et culturelle des sociétés musulmanes, notamment dans l’Empire ottoman. Bien que très peu étudié, il constitue un observatoire exceptionnel des sociétés musulmanes et de leurs évolutions.

Cet ouvrage étudie le ramadan dans le cadre d’Istanbul, capitale de l’Empire ottoman puis plus grande ville de la Turquie républicaine. Il porte sur une longue durée de deux siècles, depuis la fin du XVIIIe siècle, à l’aube des grandes réformes ottomanes, jusqu’à la fin des réformes kémalistes, c’est-à-dire à la veille de la Seconde Guerre mondiale. Que devient ce grand rite religieux lorsque, au XIXe siècle, l’Etat commence à se moderniser et à se séculariser en s’inspirant de l’Occident, puis  quand il se laïcise à l’époque républicaine ? Que devient ce grand rite collectif lorsque l’individualisme gagne les élites musulmanes d’Istanbul ? Comment évolue-t-il au sein d’une société pluri religieuse où les musulmans ne constituent, vers 1900, que la moitié de la population de la ville ? Quels éclairages nouveaux apporte son étude sur l’histoire d’Istanbul depuis 1800 ?

Telles sont les grandes questions auxquelles cet ouvrage entend répondre. Mettant en œuvre des sources très diverses (sources d’archives ottomanes, presse ottomane et turque, témoignages et souvenirs, voyageurs européens, etc.).

L’ouvrage se termine une postface sur le ramadan aujourd’hui à Istanbul, dont l’auteur est Jean-François Pérouse, directeur de l’Institut français d’études anatoliennes d’Istanbul.

François Georgeon, directeur de recherche émérite au CNRS Spécialiste de l’histoire de l’Empire ottoman et de la République turque aux XIXe-XXe siècles, il est l’auteur de nombreux ouvrages, parmi lesquels : Sous le signe des réformes. État et société dans l’empire ottoman et dans la Turquie kémaliste (1789-1939), Istanbul, Editions Isis, 2009 ; Dictionnaire de l’Empire ottoman, Paris, Fayard, env. 1 332 p. (dir. avec Gilles Veinstein et Nicolas Vatin) ; Abdülhamid II. Le crépuscule de l’Empire ottoman, Paris, CNRS éd., 2017.

Jean-François Pérouse, ancien directeur de l’Institut français d’études anatoliennes d’Istanbul (IFEA). Auteur notamment de La Turquie en marche. Les grandes mutations depuis 1980, Paris, La Martinière, Paris, 2004 et, plus récemment paru, de Istanbul Planète. Capitale mondiale du XXIème siècle, Paris : La Découverte (2017).

 

Intervenants : François GEORGEON, Jean-François PEROUSE

Le ramadan est, selon la définition de l’un de ses meilleurs analystes « la plus importante manifestation collective de la foi en terre d’islam ». L’élément central en est le jeûne, qui avec la profession de foi, la prière, l’aumône et le pèlerinage, constitue l’un des cinq piliers de l’islam. C’est dire la place exceptionnelle qu’il occupe dans les sociétés musulmanes.

Rite religieux à l’origine, il est devenu au fil des temps, le temps fort de la vie sociale et culturelle des sociétés musulmanes, notamment dans l’Empire ottoman. Bien que très peu étudié, il constitue un observatoire exceptionnel des sociétés musulmanes et de leurs évolutions.

Cet ouvrage étudie le ramadan dans le cadre d’Istanbul, capitale de l’Empire ottoman puis plus grande ville de la Turquie républicaine. Il porte sur une longue durée de deux siècles, depuis la fin du XVIIIe siècle, à l’aube des grandes réformes ottomanes, jusqu’à la fin des réformes kémalistes, c’est-à-dire à la veille de la Seconde Guerre mondiale. Que devient ce grand rite religieux lorsque, au XIXe siècle, l’Etat commence à se moderniser et à se séculariser en s’inspirant de l’Occident, puis  quand il se laïcise à l’époque républicaine ? Que devient ce grand rite collectif lorsque l’individualisme gagne les élites musulmanes d’Istanbul ? Comment évolue-t-il au sein d’une société pluri religieuse où les musulmans ne constituent, vers 1900, que la moitié de la population de la ville ? Quels éclairages nouveaux apporte son étude sur l’histoire d’Istanbul depuis 1800 ?

Telles sont les grandes questions auxquelles cet ouvrage entend répondre. Mettant en œuvre des sources très diverses (sources d’archives ottomanes, presse ottomane et turque, témoignages et souvenirs, voyageurs européens, etc.).

L’ouvrage se termine une postface sur le ramadan aujourd’hui à Istanbul, dont l’auteur est Jean-François Pérouse, directeur de l’Institut français d’études anatoliennes d’Istanbul.

François Georgeon, directeur de recherche émérite au CNRS Spécialiste de l’histoire de l’Empire ottoman et de la République turque aux XIXe-XXe siècles, il est l’auteur de nombreux ouvrages, parmi lesquels : Sous le signe des réformes. État et société dans l’empire ottoman et dans la Turquie kémaliste (1789-1939), Istanbul, Editions Isis, 2009 ; Dictionnaire de l’Empire ottoman, Paris, Fayard, env. 1 332 p. (dir. avec Gilles Veinstein et Nicolas Vatin) ; Abdülhamid II. Le crépuscule de l’Empire ottoman, Paris, CNRS éd., 2017.

Jean-François Pérouse, ancien directeur de l’Institut français d’études anatoliennes d’Istanbul (IFEA). Auteur notamment de La Turquie en marche. Les grandes mutations depuis 1980, Paris, La Martinière, Paris, 2004 et, plus récemment paru, de Istanbul Planète. Capitale mondiale du XXIème siècle, Paris : La Découverte (2017).

 

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