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Francophonie et éducation

Étudier en Turquie

 Le réseau francophone en Turquie

  • Université Galatasaray à Istanbul : Cursus type Lisans et Master en français et turc : Communication, Droit, Ingénierie, Sciences Économiques et Administratives, Sciences et Lettres. http://gsu.edu.tr/fr/
  • Université de Marmara à Istanbul : Faculté de Sciences Politiques et Administratives, département d’Administration Publique, créé sur le modèle des instituts d’études politiques français, en français et turc. www.marmara.edu.tr
  • Université Dokuz Eylül d’Izmir : Filière Gestion du Tourisme : cursus en 4 ans, en turc, français, anglais. www.deu.edu.tr 
  • Université de Bilkent à Ankara : École supérieure de Langues étrangères appliquées, en anglais, français et turc pour un cursus de 4 ans. www.bilkent.edu.tr/
  • L’Institut français d’Études anatoliennes (IFEA) accueille des jeunes chercheurs français et européens travaillant sur la Turquie et assure la collaboration avec la recherche locale. Il dépend du Ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères et est domicilié à Istanbul. www.ifea-istanbul.net

Pour en savoir plus sur l’organisation des études

Admission en 1ère année

– Pour les étudiants nationaux 

L’accès à l’enseignement supérieur turc est ouvert à tout citoyen turc titulaire d’un diplôme de l’enseignement secondaire ou son équivalent mais il  est soumis à une sélection. Cette sélection se fonde sur le nombre de places, les scores des candidats et les examens spécifiques à certains programmes (programmes de langue étrangère, de sport, d’art…). Les scores des candidats sont calculés à partir de leurs résultats du secondaire et de leurs résultats à un examen d’accès à l’enseignement supérieur appelé ÖSS (ogrenci secme sinavi), qui se déroule habituellement en juin. L’accès aux écoles professionnelles en 2 à 4 ans peut se faire sans ÖSS si les études secondaires suivies, professionnelles et techniques, sont en concordance avec le programme choisi. Les titulaires d’un diplôme secondaire général doivent passer l’ÖSS et ne peuvent être admis que s’il reste des places. Le processus de sélection et de placement des candidats dans les différents programmes est organisé et géré par un organisme dépendant du Conseil de l’enseignement supérieur appelé ÖSYM (Centre de sélection et de placement des étudiants) www.osym.gov.tr (il y a une version condensée en anglais).

– Pour les candidats étrangers

Conditions :
1/ne pas avoir la nationalité turque
2/ être en dernière année de secondaire ou avoir terminé avec succès les études secondaires à condition que ces études soient jugées « équivalentes » à celles d’un lycée turc
3/ répondre aux exigences spécifiques de l’établissement dans lequel ils veulent être admis

ATTENTION : Il y a un contingent de places pour les étudiants étrangers dans chaque discipline.

Ces candidats doivent vérifier s’ils possèdent le bon diplôme en fonction de leur pays d’origine et en fonction de l’Université visée.
Evaluations et notes minimales qui sont considérées comme équivalentes à YÖS pour l’admission des étudiants étrangers aux institutions d’enseignement supérieur en Turquie : http://www.studyinturkey.net/news/examinations-and-minimum-scores-which-are-considered-equivalent-to-the-yos-for-the-admission-of-the-foreign-students-to-the-institutions-of-higher-education.html
Le baccalauréat français est généralement reconnu mais une note de 12/20 est souvent exigée, 14/20 dans certaines universités
Il faut alors postuler directement auprès de l’Université choisie et bien vérifier les dates limites de candidature.

ATTENTION : un certain nombre d’universités continue de faire passer un concours (comme l’ancien YOS) à réaliser sur place dans l’université choisie au printemps. Il faut donc se renseigner directement auprès de chaque institution.

L’office d’éducation de l’Ambassade de Turquie en France peut aussi renseigner.

 ÖSYM (Öğrenci Seçme ve Yerleştirme Merkezi)
Adresse : Üniversiteler Mahallesi İhsan Doğramacı Bulvarı No: 1 06800 Bilkent / ANKARA
Téléphone: 444 6796 (OSYM) (Çağrı Merkezi)
Site webhttp://www.osym.gov.tr

– Pour les candidats de nationalité turque (ou double nationalité) résidant et scolarisés à l’étranger

Il existe un examen d’accès spécifique pour eux, également géré par l’ÖSYM, appelé YÇS. Les candidats vivant en France doivent être titulaires du baccalauréat. Les formations accessibles sont langue et littérature (turque, allemande, française, anglaise) histoire, géographie, tourisme, journalisme, relations publiques, radio-cinéma télévision ainsi que les formations d’enseignant. Cet examen se déroule à Paris s’il y a suffisamment de candidats, sinon à Cologne (Allemagne), fin juin ou début juillet.

Comment faire ?

Prendre contact avec le consulat de Turquie le plus proche de votre domicile, en mai, afin de se procurer la brochure explicative qui recense les formations ouvertes et les scores demandés par les universités.

Le consulat peut également certifier conforme les traductions de diplômes (le baccalauréat en l’occurrence).

Par ailleurs, la plupart des universités turques prévoient des contingents pour des jeunes issus de l’immigration turque dans des filières autres que celles suscitées. Elles organisent une sélection particulière. Se renseigner auprès d’elles. On peut trouver aussi l’information sur le site du Conseil de l’éducation turque : www.yok.gov.tr (en Turc).

Poursuite d’études (« transfert »)

Il n’y a pas d’examen d’accès pour les étudiants venus d’autres universités. Il faut faire une demande d’admission auprès de l’université choisie. Les étudiants en école professionnelle de 2 ans peuvent accéder au cursus Licence s’ils réussissent un examen spécial et centralisé organisé par l’ÖSYM.

Echanges Erasmus avec la Turquie

Les étudiants inscrits dans les écoles et universités françaises peuvent bénéficier du programme Erasmus+ avec la Turquie. Plus de 100 institutions françaises ont des accords d’échange.
En 2015-2016, 865 étudiants sont venus de France faire des séjours Erasmus + en Turquie (études et stages). Plusieurs universités ont signé des accords de doubles diplômes. Renseignez-vous auprès du service des Relations Internationales de votre établissement.

En savoir plus sur les programmes d’échange– YÖK http://www.yok.gov.tr/web/guest/yurt-disindan-kabul-edilecek-ogrenci-kontenjanlari

– L’agence nationale de Turquie : www.ua.gov.tr

– Study in Turkey : http://www.studyinturkey.gov.tr/pages/exchange

key : http://www.studyinturkey.gov.tr/pages/exchange

Sécurité sociale et  assurances

Les étudiants peuvent bénéficier de soins médicaux auprès des centres médicaux-sociaux des universités.

Il est vivement conseillé de contracter, avant de partir, une assurance pour étudiants à l’étranger qui couvre le rapatriement, la maladie, l’accident, etc. Se renseigner auprès de sa caisse d’assurance maladie ou sur le site de l’assurance maladie : http://www.ameli.fr/assures/droits-et-demarches/index.php

Le logement

Les résidences universitaires sur les campus sont réservées en priorité aux étudiants boursiers mais les internationaux peuvent également postuler une fois qu’ils ont leur admission à l’université. Le coût varie entre 25 et 250 euros par mois en fonction du lieu et des commodités.
Vous avez également la possibilité de louer une chambre ou un appartement en ville.

Vous pourrez trouver un certain nombre d’annonces sur ces sites: www.apartments.com.tr ou www.istanbulsweethome.com
Il y a également la possibilité de se loger dans un hôtel ou une auberge de jeunesse.

Questions financières

– Coûts de scolarité

Les établissements d’enseignement supérieur demandent des frais de scolarité. Les étudiants étrangers paient des frais plus élevés : de 380 $ à 1000 $ selon la filière d’études à l’université d’Ankara, soit 3 fois plus que les étudiants turcs.

L’Université de Bilken (de statut privé), dont l’enseignement se fait en anglais, coute environ 14000 $ l’année.

Les jeunes issus de l’émigration turque paient les mêmes frais de scolarité que les nationaux.

– Budget
Compter un budget mensuel de 300 à 400 euros
Vous pouvez voir des estimations de prix de produits courants sur http://www.studyinturkey.com/content/sub/living_costs.aspx

– Emploi pour étudiants

Un visa étudiant (pour étudiants n’ayant pas la nationalité turque) ne permet pas de travailler.

– Aides financières

Les étudiants turcs méritants qui disposent de trop faibles ressources financières reçoivent des aides de la part d’organisations et de personnes privées, ou de l’Etat. Les jeunes Turcs résidant à l’étranger peuvent également obtenir cette bourse sous condition de ressources. La demande est à faire après les résultats d’admission, en août. La demande de bourse se fait auprès du Conseil de l’enseignement supérieur (YÖK) : www.yok.gov.tr

Il est possible de partir en Turquie dans le cadre d’un échange Erasmus, avec la bourse Erasmus ou une bourse de mobilité régionale. Se renseigner auprès du service des relations Internationales de l’établissement dans lequel on souhaite s’inscrire ou dans lequel on est inscrit.

Le gouvernement turc propose des bourses à des étudiants étrangers qui souhaitent faire un travail de recherche (à un niveau Licence, Master ou doctorat), individuel ou collectif, sur certains sujets liés à l’histoire, à la politique, aux relations internationales de la Turquie. Voir l’appel d’offres en anglais sur le site du Conseil de l’enseignement supérieur : www.yok.gov.tr 

Les universités françaises peuvent également signer un accord de coopération dans le cadre du programme Mevlana dont les procédures sont similaires au programme Erasmus afin attribuer des ressources financières à leurs étudiants.

Certaines Universités réduisent les frais d’inscription à partir de la deuxième année d’études en fonction du classement de l’étudiant l’année précédente.

Pour en savoir plus sur les ressources financières…– Conseil de l’enseignement supérieur : http://www.yok.gov.tr/web/guest/burslar

– Study in Turkey : http://www.studyinturkey.gov.tr

– Turkey Scholarships : https://www.turkiyeburslari.gov.tr/

– Présidence pour les turcs à l’étranger et les communautés proches : https://www.ytb.gov.tr/

Les doubles diplômes peuvent être établis à tous les niveaux (BTS, licence et master) par la signature d’un protocole entre les parties.

Le Conseil de l’enseignement supérieur en Turquie encourage vivement ses universités à intégrer et à apprendre de la diversité culturelle et de l’internationalisation entre institutions.

La première initiative prise par le Conseil de l’enseignement supérieur turc était la «  Régulation sur les études conjointes et les stages entre les institutions de l’enseignement supérieur turques et internationales » du 28 décembre 2006. Grâce à cette régulation, au total 214 programmes de doubles diplômes ont été approuvés par le Conseil de l’enseignement supérieur.

Le nombre croissant des nouvelles universités et les circonstances actuelles ont engendré la nécessité d’une nouvelle approche pour les doubles diplômes.  C’est pourquoi une nouvelle «  Régulation sur les études conjointes et les stages entre les institutions de l’enseignement supérieur turques et internationales » a été promulguée en octobre 2016 dans laquelle les parties ont formulé leurs opinions et leurs suggestions par voie écrite et orale. Désormais, la procédure établie par les universités pour faire approuver leur protocole par le Conseil de l’enseignement supérieur est plus rapide et plus pratique. Le transfert entre les programmes en cours, les langues de commande multiples et les nombreux modèles de diplômes sont les principales améliorations acquises avec cette régulation.

Pour trouver des formations de double diplôme, renseignez-vous auprès de l’établissement d’origine en France ou de l’établissement d’accueil en Turquie.

Point de situation

Plusieurs mois après le coup d’Etat manqué en Turquie, les 180 universités turques poursuivent leurs activités. 4,7 millions d’étudiants poursuivent leurs cursus et les cours sont assurés. Les dispositifs de sécurité sur les campus ont été renforcés, alors que le pays a encore été touché récemment par des attentats.

La tentative de coup d’Etat qui a secoué le pays en été 2016 et l’état d’urgence qui a été décrété dans la foulée ont entraîné la mise en place de mesures d’exception telles que la fermeture d’une quinzaine d’écoles et d’universités privées et la mise à pied de près de 7.479 universitaires (sur un total de 146.124 enseignants, chiffres janvier 2017).

Toutefois, les conditions d’accueil des personnels et des étudiants Erasmus+ en Turquie restent inchangées. L’accueil, l’encadrement administratif, le logement, les programmes d’études et le suivi pédagogique respectent la charte européenne Erasmus +. L’accueil de stagiaires Erasmus + en entreprise est également possible.

Conseils généraux :

1/Inscription individuelle sur Ariane : gouv.fr/ariane

Le portail Ariane permet aux voyageurs de communiquer des données relatives à leur voyage à l’étranger afin d’être informés (par courriels ou SMS), par le Centre de crise et de soutien, des éventuels risques qui se présenteraient durant leur séjour.

2/Inscription éventuelle au registre du Consulat (séjour de plus de 6 mois) Contact : admin-francais.ankara-amba@diplomatie.gouv.fr (Ankara) et mail@consulfrance-istanbul.org (Istanbul)

3/Suivre régulièrement l’actualité locale de la Turquie

4/Consulter la fiche « Conseils aux voyageurs » (FCV) de la Turquie : http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs/conseils-par-pays/turquie/, notamment tout ce qui a trait à la situation sécuritaire. Veuillez noter que la fiche et le niveau de risque peuvent être actualisés à tout moment.

5/Se conformer strictement aux consignes données par les autorités turques ou françaises, en particulier :

– faire preuve d’une très grande vigilance dans les déplacements, en particulier dans les quartiers touristiques et dans tous les lieux fréquentés (le cas échéant, et d’un point de vue opérationnel, il est recommandé de circuler par petits groupes) ;

– se tenir à l’écart des attroupements et des manifestations quel que soit leur caractère (politique, social, religieux…) ;

– se tenir à l’écart des postes de police et de gendarmerie ainsi que des bâtiments officiels qui peuvent constituer des cibles privilégiées ;

– faire preuve de discrétion (pas d’affichage ostensible de votre nationalité, pas de diffusion sur site internet ou médias sociaux des détails de l’itinéraire);

– réduire au maximum la durée de stationnement dans les zones denses, et les infrastructures de transport (aéroports, gares, etc…).

6/Expression publique et réseaux sociaux :

Dans le contexte de tensions post-coup d’Etat, rester vigilants et prudents quant aux propos tenus en public (pour mémoire : les insultes au Président de la République peuvent être pénalement poursuivies).

Il est important d’avoir toujours à l’esprit que les propos tenus sur les réseaux sociaux peuvent également faire l’objet de poursuites. Il est donc fortement recommandé d’éviter de diffuser toute opinion personnelle et politique concernant la situation turque sur facebook, twitter ou toute autre plateforme.

7/Pré-enregistrement des numéros utiles:

Préenregistrer dans votre portable le numéro de téléphone d’urgence de l’Ambassade (+90 533 391 86 88) et/ou du Consulat général de France à Istanbul (+90 212 393 38 50) qui figurent dans la FCV Turquie – numéros à n’utiliser qu’en cas d’urgence.

8/Pas de déplacement en zones « orange » et « rouge » (voir carte de la fiche Conseils aux voyageurs)