AEGEAN NIGHTS “A Smyrna Story”

AASSM
02.04.2022
02.04.2022

AASSM.
En collaboration avec IKSEV.

Samedi 2 avril, Centre d’Art Ahmed Adnan Saygun (grande salle)

 

AEGEAN NIGHTS “A Smyrna Story”

Gülay Hacer Toruk – voix

Ananda Brandāo – batterie et voix

Monika Kabasele – voix

Marc Buronfosse – basse

Hugo Corbin – guitare

 

L’Institut français de Turquie à Izmir, soutient comme chaque année le Festival européen de jazz d’Izmir. Cette année, le projet de Marc Buronfosse “AGEAN NIGHTS” pour deux concerts consécutifs. Le festival a pour but de réunir les artistes de jazz européens, venus d’Italie, de France, d’Allemagne, d’Autriche, de Pologne, de Slovaquie, de Roumanie et de Suisse. Consultez le programme détaillé du festival: www.iksev.org

Billeterie sur : Biletix & AASSM 0232 247 80 03 / www.iksev.org

 

 

Marc Buronfosse “AGEAN NIGHTS”

Le groupe de Marc Buronfosse est un hommage à la mer Égée.

Le nouvel album  “AEGEAN NIGHTS”  a été enregistré à Paris au studio Delta et mixé à Paros, l’une des îles cycladiques les plus intenses de Grèce.

Le jazzman emmène avec lui un trio très ouvert sur l’électricité, délaissant sa contrebasse pour une Fender VI, un instrument aux sonorités graves entre basse et guitare. La matière instrumentale est par conséquent plus diaphane mais aussi plus nerveuse et plus réactive. Les compositions sont de Marc Buronfosse, à l’exception de deux morceaux écrits par Arnaud Biscay (Thea’s Night) et Maxime Hoarau (Migrants’ Night).

Pour restituer l’essentiel vibratoire de l’île, il a choisi des climats électriques, envoûtants. L’occasion pour le musicien d’amorcer un virage artistique qu’il appelait de ses voeux depuis quelques temps.

Les nuits de la mer Egée ont inspiré le thème de l’album : la douceur, la fureur, le voyage, le vent du nord « meltem », la possibilité d’une île… Autant d’éléments propices au rêve et à l’évasion.

 

Marc Buronfosse, FENDER VI & ELECTRONICS

Après des études de guitare classique, il débute la contrebasse en 1982 parallèlement à des études supérieures d’ingénieur du son et de musicologie. Il étudie la contrebasse avec Thierry Barbé, soliste à l’Opéra de Paris, au conservatoire du XIIème arrondissement de Paris puis s’oriente vers le jazz, étudiant avec Césarius Alvim, Henri Texier, Charlie Haden et Reggie Workman. Il joue également au sein d’orchestres symphoniques (Opéra de Paris) et de formations de musique de chambre (Solistes de Versailles), tournée au Japon en 1989.

En juin 1991, une bourse d’étude du ministère de la Culture lui permet de séjourner une année à New York à la New School of Music. Il y travaille régulièrement avec Gary Peacock, Marc Johnson et Mark Dresser. Durant ce séjour, il rencontre et joue avec Jimmy Cobb, Steve Kühn, John Abercrombie, Lew Soloff, Tim Berne, Dave Liebman, Billy Harper…

Il remporte en 1992 le premier prix du concours de la Défense avec le Bojan Z Quartet. Il fait actuellement partie du Stéphane Guillaume Quartet, Gueorgui Kornazov Horizons Quintet, Georges Paczynski Trio, Jasser Haj Youssef Quartet, Stéphane Tsapis Trio, Issa Murad Joussour Group, Toufic Farroukh…

Membre du septet du guitariste et compositeur René Aubry depuis 1999, il a collaboré avec le quintet de Sylvain Beuf, le trio d’Alain Jean-Marie, le trio de Benjamin Moussay, le trio de Sébastien Texier, le trio de Jacques Loussier, le quintet de Michel Portal… Le CD du Stéphane Guillaume 4tet + Brass “Windmills Chronicles” obtient le prix 2009 de l’Académie du Jazz du meilleur album jazz de l’année.

En 2011, le CD du 5tet de Michel El Malem reçoit la même distinction de l’Académie du Jazz. Il dirige un nouveau quartet avec Benjamin Moussay, Jean-Charles Richard et Antoine Banville. L’album “Face The Music” du Marc Buronfosse Sounds Quartet est sorti sur le label Abalone Productions le 17 avril 2010.

Il a reçu la distinction “Révélation” de Jazz Magazine et a été élu 4ème meilleur disque de l’année 2010 par l’Académie du Jazz. L’album précédant d’ÆGN intitulé «Aιγαίο» enregistré à Paros-Grèce est sorti le 26 août 2016 chez Abalone Productions / L’Autre Distribution, un projet électrique où il joue exclusivement une Fender VI.

Il enseigne le jazz au Conservatoire du 13ème arrdt, au CRR de Paris et au Pôle Supérieur Paris-Boulogne-Billancourt.

Il est directeur du Mediterranean Artists Masters Festival sur l’île de Paros, Grèc

 

Gülay Hacer Toruk, chant, Turquie

Gülay Hacer Toruk, chanteuse française d’origine turque, est aujourd’hui considérée comme l’une des incarnations les plus marquantes du chant traditionnel turc. Les compositions savantes de la cour ottomane croisent dans sa voix les chants liturgiques de la Méditerranée ; la poésie des bardes aşık d’Anatolie, celles de compositeurs contemporains. Elle s’est produite notamment au sein du trio de polyphonies vocales Tzane (CD Gaïtani, Naïve 2010), avec la danseuse-chorégraphe Paola Ruggeri, l’ensemble renaissance Doulce Mémoire ou encore avec le musicien Titi Robin. Née à Istanbul, elle est comme cette ville, le regard, le coeur tournés vers l’Orient et l’Occident tout à la fois. La chanteuse emprunte ce chemin de la parole après avoir étudié patiemment et passionnément les origines des chants populaires de Turquie. C’est à travers eux que la terre d’Anatolie qui a porté et nourri tant de peuples nous livre son histoire. On y retrouve la parole du peuple, puissante, spontanée, « brûlée » sous le feu de l’émotion, les poèmes chantés des aşık, ces bardes « amoureux » à la fois poètes, chanteurs et musiciens qui ont pendant des siècles arpenté l’Anatolie et envouté le peuple de leur voix, de leur saz (luth à long manche) et de leur âme ; mais également les épopées séculaires de héros du peuple, les histoires d’amoureux légendaires et bien d’autres destinées héroïques ou simplement humaines qui sont contées par le biais de cette mémoire collective que sont les chants populaires de Turquie.

 

Monika Kabasele, chant, Grèce

Monika Kabasele est une jeune chanteuse et compositrice de jazz et de musiques du monde. Diplômée du département de Philologie grecque moderne d’Athènes (Université Nationale et Kapodistrienne) et de Musicologie jazz à Athènes et à Paris (Université Paris VIII, Vincennes-Saint Denis), elle vient de s’installer à Paris pour colorer son rêve musical de l’énergie parisienne. Elle est membre actif de plusieurs groupes musicaux en Grèce et en Europe : Sera Bellos Vocal quartet, Anamateur and Pros presenting Monique, Dimitris Kalantzis Sextet, Jazz Democracy – Dimitri Vassilakis etc. Ses collaborations et ses initiatives l’ont amené à chanter dans des salles importantes à Athènes : Half Note Jazz Club, Afrikana jazz club, Olympia Municipal Music Theater Maria Callas, Athens Concert Hall, et aussi dans des festivals en Grèce, en Hongrie, au Maroc : Ilion Jazz Festival, Fougaro Jazz Festival, Babel Sound Festival, Desert Vert Festival etc. Fondatrice des projets suivants : World Trio, Dearly Beloved Nancy (Hommage à Nancy Wilson), Grécofuturisme (Sunset-Sunside, Paris, Janvier 2020), et admiratrice du jazz traditionnel, fort influencé par Billie Holiday, Nancy Wilson, Ella Fitzerald, Cecil McLorin Salvant, Jazzmeia Horn, mais aussi de musiques métisses comme celle de Sona Jobarteh, Sara Tavares, Kellylee Evans etc.

 

Hugo Corbin, guitare

Guitariste et compositeur français, Hugo Corbin sort « Inner Roads » son premier album en tant que leader en Janvier 2019.

Il passe son enfance en Martinique, où il est bercé par la culture forte de cette île et les disques de rock de sa mère chanteuse. C’est la rencontre avec un clarinettiste de New-Orleans, à son retour en métropole, qui l’amène à se plonger dans le Jazz.

Il part donc étudier à Paris à l’American School of Modern Music et au conservatoire de Noisiel et commence à jouer professionnellement.

Il décide ensuite de partir vivre en Angleterre, où il jouera activement pendant trois ans. Ce sera l’occasion pour lui d’enregistrer un premier EP en quartet autour de ses compositions.

A cette même période, il obtient une bourse lui permettant d’étudier à la New School for Modern Music à New York. Il y restera un an, période pendant laquelle il étudie avec de grands musiciens, tels que Vic Juris, Jonathan Kreisberg ou Steve Cardenas, et joue régulièrement dans diverses formations.

C’est lorsqu’il revient à Paris, qu’il monte son quartet autour de ses compositions, empruntant au rock planant de groupes tels que Pink Floyd, aux atmosphères éthérées du label mythique ECM et à des scènes de films qui l’ont marqué, comme Melancholia, Fargo ou Man Without a Past. Il enregistre et joue avec différents groupes.

 

Ananda Brandāo, batterie et voix

Bercée depuis toujours dans la musique par ses parents, Ananda Brandão commence le chant dès son plus jeune âge. Après des études de piano classique au conservatoire d’Antony, elle intègre le département Jazz du CRR de Versailles en classe de Batterie, instrument dont elle s’est prise de passion à l’adolescence, où elle obtient son DEM jazz. Elle rencontre alors au cours de diverses masterclass à l’étranger des prestigieux batteurs tel que Kendrick Scott, ainsi qu’Airto Moreira ou encore la grande chanteuse Flora Purim lors de son dernier voyage au Brésil (pays d’origine de sa mère).

En 2018, elle interprète vocalement la chanson générique « Somos la Nueva Tierra » du film d’animation de l’argentin Juan Antin : PACHAMAMA (produit par Folivari et nommé aux Césars 2019).

Actuellement en études au CMDL, elle continue d’approfondir son jeux et ses connaissances, et y rencontre de nombreux musiciens avec qui elle joue au Baiser Salé tels que Nina Gat et Lucie Guillem, dans des styles variés en allant du jazz à la folk, de la samba à la pop. Ananda se produit également aux percussions traditionnelles avec son père Pierre Hamon, flûtiste et compositeur, dans un répertoire autour de la musique ancienne.

À l’occasion d’un concert avec le Quintet de Hugo Corbin, Ananda rencontre Marc Buronfosse qui l’invite à intégrer son projet ÆGN.

Elle cherche aujourd’hui à expérimenter de nouvelles esthétiques, de nouveaux métissages culturels tout en approfondissant son rapport personnel à la musique.