HISTOIRE D’UN REGARD : 4 PHOTOGRAPHES, 4 EXPOSITIONS

Çağdaş Sanatlar Merkezi, J.F Kennedy Cad. No 4 - Çankaya
28.05.2021 - 10:00
28.06.2021 - 17:00

4 photographes, 4 expositions

HISTOIRE D’UN REGARD : 4 PHOTOGRAPHES, 4 EXPOSITIONS

L’Institut français à Ankara, avec la coopération de la Mairie de Çankaya, vous invite à venir découvrir 4 expositions de photographes français.

  • Lieu: Doğan Taşdelen Cağdaş Sanatlar Merkezi, JFK Cad. No 4 – Çankaya, 3ème étage – salon Osman Hamdi Bey
  • Du 28/05 au 28/06/2021 
  • Entrée libre

“MÈRE, MÈRES” – Lâm Duc Hiên

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Lâm Duc Hiên photographie à hauteur d’Humain, principalement à hauteur de femmes et d’enfants, de mères aussi, souvent. Ce qu’il saisit dans ses portraits, c’est ce que peu de gens parviennent ne serait-ce qu’à voir, et oublient trop souvent : il n’existe d’échelle au monde que celle de l’individu, et c’est lui seul qui intéresse Lâm Duc Hiên, loin de tout misérabilisme.

Le travail de Lâm Duc Hiên est de ceux qui éveillent, qui nous réveillent, nous rappelant que tout regard est politique, et qu’il ne tient qu’à nous d’ouvrir les yeux. « Photographe de la nécessité », chacune de ses photos nourrit un dialogue avec celles et ceux que l’on n’entend jamais, trop occupés à vivre dans des contextes qui se résument souvent pour nous à une bande son à la radio, à des images défilant sous nos yeux blasés. On ne revient pas coupable de ce voyage dans l’œil de Lâm Duc Hiên. On en revient conscient. -Ingrid Thobois

Biographie

Photographe franco-laotien, membre de l’agence VU de 1995 à 2002 et depuis 2017, il vit et travaille entre la France et la République Tchèque. Né en 1966 sur les rives du Mékong au Laos, Lâm Duc Hiên suit sa famille en exil après la victoire du Pathet-Lao : traversée de nuit du Mékong pour la Thaïlande, deux dures années de camp de réfugiés, deux évasions, avant d’arriver en France en 1977. Hiên Lâm Duc développe alors un travail photographique engagé à travers le monde aussi bien dans ses projets personnels qu’en commande pour la presse ou pour les ONG. Il témoigne des conséquences des conflits majeurs de la fin du XXe et du début du XXIe sur les populations civiles. Il documente également l’influence des évolutions du monde contemporain sur la vie le long des fleuves Mékong et Niger. Régulièrement publié dans la presse, son travail fait également l’objet de livres et d’expositions. Lauréat, entre autres distinctions, du Prix Leica, du Grand Prix Européen de la Ville de Vevey, de la Bourse Villa Médicis hors les murs, ou encore de la Bourse de la fondation Jean-Luc Lagardère, Hiên Lâm Duc a vu ses portraits « Gens d’Irak » récompensés du prestigieux Word Press Photo.

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“VISAGES DE TURQUIE EN FRANCE” – Ahmet Sel

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La série de portraits présentée par l’institut français d’Ankara, est l’aboutissement d’une longue collaboration engagée entre le photographe Ahmet Sel et l’association Elele et réalisée avec le soutien de L’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII). Son but est de donner à voir le portrait de l’immigration turque en France.

« Ils sont arrivés en France dans les années 70. Ouvriers autorisés à l’immigration, faux touristes, vrais clandestins, ils ont traversé l’Europe pour une vie nouvelle et naturellement meilleure. Leur but était d’économiser suffisamment d’argent pour s’acheter un tracteur, un appartement, une maison ou un bout de terrain au pays et de rentrer… Mais au bout du compte la plupart sont restés. Ils font aujourd’hui partie de deux pays, La Turquie naturellement mais aussi de la France ».

Biographie

Né en Turquie en 1956, Ahmet Sel explore le portrait et le champ de la photographie documentaire. Après des études en France, il travaille comme grand reporter cameraman à la chaîne de télévision La Cinq. De 1990 à 2000, il vit à Moscou où il a été correspondant de la Cinq, d’Arte, et chef de bureau de Sipa Press. De retour à Paris, il devient rédacteur en chef de l’Agence Sipa Press. İnstallé en Turquie depuis 2009, Ahmet Sel a été rédacteur en chef des départements visuels de Anadolu Agency de 2012 à 2019.
Il a reçu en 2003 le prix « Fujifilm Press Photo Awards France » dans la catégorie Portraits et en 2004 le premier prix du « National Magazine Awards Foundation » au Canada dans la catégorie Paroles et images.

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« ITINÉRANCES » – Ferrante Ferranti

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Photographe voyageur français, l’exposition photo «Itinérances» de Ferrante Ferranti est l’histoire d’une aventure de 40 ans. Ferrante Ferranti, qui a commencé ses voyages d’exploration à l’âge de 20 ans en 1980, s’est d’abord rendu au « Pays du Soleil » en Sicile, puis en Grèce à la recherche de ses racines, et en 1981 suite à son voyage en Egypte, il s’est intéressé à l’art islamique et a décidé de devenir photographe. La même année, il est venu en Turquie rêvant des Dardanelles, de la Corne d’Or, de Pamukkale et de Byzance. Il admire les minarets de Sinan, le manoir de Topkapi, les dômes de caravansérails et les fresques de la Cappadoce.
Son périple, partant de l’Iran en 1997, se poursuivant avec l’Afghanistan, l’Azerbaïdjan, la Géorgie et l’Ouzbékistan, se sont finalement terminés en 2008 en Algérie, le pays où il est né. Ferranti, qui a voyagé dans tous les pays méditerranéens, vient chaque année en Turquie; leurs découvertes ont conduit à la publication d’un voyage vers la Turquie ancienne, qu’ils ont écrit avec l’archéologue Jacques des Courtils en hommage à un patrimoine mondial unique mais peu connu.

Biographie

Né en 1960 en Algérie, d’une mère sarde et d’un père sicilien, il vit à Paris. Passionné par le livre de Fernand Pouillon, Les pierres sauvages, il se lance dans la formation d’architecte à Toulouse, qu’il achève à Paris-UP6 en 1985 avec un diplôme sur les théâtres et la scénographie à l’époque baroque. Il prend sa première photographie à l’âge de dix-huit ans, une vague à Belle-Ile en mer. Après avoir a été professeur de civilisation hispanique à l’Université d’Artois, à Arras, de 2005 à 2011, il enseigne à l’Université Catholique d’Angers depuis 2015. Auteur de Lire la photographie (éditions Bréal, 2002), il dirige des ateliers de photographie à l’étranger – au Guatemala en 2004, en Indonésie en 2009, à Bucarest en 2010 et en Serbie depuis 2010 – et à SciencesPo Paris depuis 2014.

Il s’est associé en 2008 et 2010 au photographe Mathieu Ferrier pour L’Orient intérieur, le palais Antaki à Alep et Le Palais Sursock à Beyrouth aux éditions Philippe Rey. Photographe voyageur, il est engagé depuis trente-cinq ans avec l’écrivain Dominique Fernandez dans une exploration du baroque et des différentes strates de civilisations, de la Bolivie à la Sibérie en passant par l’Italie et la Syrie. La Maison Européenne de la Photographie lui a consacré en 2013 sa première rétrospective, Itinerrances, reprise à la Base sous-marine de Bordeaux en 2015.

Sur les grilles de l’Hôtel de Ville de Paris, il a exposé Les Musées de la Ville de Paris à l’automne 2017 et Visage(s), plaidoyer pour l’égalité des chances – Article 1 à l’automne 2020.

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« TUR ABDİN, LA MONTAGNE DES SERVITEURS DE DIEU » – Saima Altunkaya

  • Çağdaş Sanatlar Merkezi: 3ème étage – salon Eren Eyüboğlu 

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Biographie

Saima Altunkaya est une photographe germano-assyrienne qui vit et travaille à Paris. Au cours des premières années de sa carrière, elle s’est imposée comme photographe de beauté et de mode, pour des magazines spécialisés et des campagnes publicitaires. En 2014, elle a reçu le prestigieux prix du Festival International de la Photographie de Mode, à Cannes. C’est en 2013, à l’occasion d’une mission professionnelle, qu’elle retrouve la région dont sa famille est originaire, Tur Abdin, une chaîne de montagnes calcaires sur la partie supérieure du Tigre, au sud-est de la Turquie. Elle abrite encore un petit nombre d’Assyriens, héritiers d’un peuple ancien qui fut l’un des premiers à embrasser le christianisme.

Ce voyage est devenu une révélation spirituelle qui a changé sa vie. Par la suite, elle a entamé un intense processus de confrontation avec ses origines et son histoire familiale. La redécouverte et l’acceptation de son identité l’ont éloignée des fastes de la photographie de mode, au profit de la documentation photographique de Tur Abdin. Dès lors, elle a commencé à réaliser des reportages sur la région avec des journalistes de renom, pour des journaux et des magazines tels que Le Figaro, Revue 21, Codex Magazine et bien d’autres.

En photographiant le patrimoine culturel restant de la région de Tur Abdin et ses habitants, elle nourrit l’ambition d’en préserver les vestiges ayant survécu à d’innombrables années d’abandon et de destruction.

+ d’info sur cette expo : https://www.ifturquie.org/fr/etkinlik/sergi-tur-abdin-kullarin-dagi/

 

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