Nil Yalter « Sable Noir »

Galerist
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Galerist a le plaisir d’accueillir entre le 9 mars et le 21 avril 2018 l’exposition personnelle de Nil Yalter, “Kara Kum” *. Nil Yalter est lauréate du Prix d’honneur AWARE 2018 décerné aux artistes femmes, ex æquo avec Vera Molnár.
L’exposition rassemble les dernières oeuvres inédites de Yalter et son titre “Kara Kum” vient d’une matière qui apparaît lorsque le sable est brûlé et devient noir, et que l’artiste a découverte dans un atelier de fabrique de moules dans le quartier de Hasköy. L’artiste, qui part de la noirceur de cette matière spéciale et du feu dans lequel elle se consume, travaille sur les images d’obscurité et d’enfermement en s’inspirant du cratère de la Porte de l’Enfer en feu situé dans le désert de Karakum.
Nil Yalter se penche sur les relations entre les univers, les trous noirs, la dualité chaos-équilibre, les concepts de production et de disparition qui sont au centre de l’art, de la science et des mythologies. Elle observe ainsi, à partir d’un des quartiers qui connaît le processus de transformation urbaine d’Istanbul, les rues d’Hasköy et les ateliers des artisans mouleurs qui disparaissent. En faisant dans le tout petit atelier d’un artisan le voyage à partir d’un trou en feu jusqu’au centre de la terre, l’artiste voit dans les machines métalliques d’un autre artisan le perfectionnisme rigoureux et la géométrie du peintre Piet Mondrian. Durant toute sa carrière, Nil Yalter a travaillé de nombreuses fois sur les transformations urbaines dans les quartiers des grandes villes comme Paris, New York, Istanbul et Lyon. Pour l’exposition “Kara Kum”, hormis les installations, les vidéos, les photographies et les toiles réalisées à partir de matériel et images variés récoltés à Hasköy, l’artiste a conçu une performance, Hasköy subissant alors un changement rapide. L’exposition, dans laquelle l’artiste envisage le concept de rituel (qui a une place particulière dans ses 50 ans de carrière), constitue un champ de rencontre de l’alchimie, la physique et de l’art. Kara Kum se transforme alors en scénographie qui intègre le spectateur avec les parties de prologue et d’épilogue contribuant ainsi à l’atmosphère théâtrale de l’exposition.

NİL YALTER
Artiste féministe, Nil Yalter fait partie des pionnières l’art vidéo dans les années 1970. Née au Caire en 1938, elle a étudié au lycée américain Robert College d’Istanbul. Durant cette période, s’exprimant déjà à travers la danse, le théâtre et la peinture, elle a commencé à faire le pantomime et a poursuivi cette pratique pendant son voyage à pied vers l’Inde. L’artiste s’est installée à Paris en 1965 et à la fin des années 60 a pris part de manière active aux courants de contre-culture et dans les mouvements socio-politiques français. L’influence de ces mouvements et de l’ethnologie dans les travaux de vidéos, de performances et d’installations qu’elle a réalisés depuis les années 1970, s’observe dans une esthétique multiple propre à l’artiste. Par ailleurs, il est possible de voir de façon générale les influences de l’art abstrait, notamment du constructivisme russe, de la première peinture à nos jours, dans les toiles et les travaux numériques. Dans les oeuvres de Nil Yalter, où émergent toutes ces influences, on observe un style autobiographique dans lequel l’intime et le politique sont liés. Parmi les musées où sont exposées les oeuvres de Nil Yalter on trouve le Los Angeles Museum of Contemporary Art, le National Museum of Women in the Arts (Washington, DC), le Museum of Modern Art PS1, le Contemporary Art Center (Vancouver, Canada), le Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris. Les oeuvres de l’artiste sont conservées dans les collections permanentes des musées comme la Tate Modern, l’Istanbul Modern, le Centre Pompidou, le Fonds National d’Art et le Museum Ludwig.
* Kara Kum, littéralement “sable noir” en français.

Galerist a le plaisir d’accueillir entre le 9 mars et le 21 avril 2018 l’exposition personnelle de Nil Yalter, “Kara Kum” *. Nil Yalter est lauréate du Prix d’honneur AWARE 2018 décerné aux artistes femmes, ex æquo avec Vera Molnár.
L’exposition rassemble les dernières oeuvres inédites de Yalter et son titre “Kara Kum” vient d’une matière qui apparaît lorsque le sable est brûlé et devient noir, et que l’artiste a découverte dans un atelier de fabrique de moules dans le quartier de Hasköy. L’artiste, qui part de la noirceur de cette matière spéciale et du feu dans lequel elle se consume, travaille sur les images d’obscurité et d’enfermement en s’inspirant du cratère de la Porte de l’Enfer en feu situé dans le désert de Karakum.
Nil Yalter se penche sur les relations entre les univers, les trous noirs, la dualité chaos-équilibre, les concepts de production et de disparition qui sont au centre de l’art, de la science et des mythologies. Elle observe ainsi, à partir d’un des quartiers qui connaît le processus de transformation urbaine d’Istanbul, les rues d’Hasköy et les ateliers des artisans mouleurs qui disparaissent. En faisant dans le tout petit atelier d’un artisan le voyage à partir d’un trou en feu jusqu’au centre de la terre, l’artiste voit dans les machines métalliques d’un autre artisan le perfectionnisme rigoureux et la géométrie du peintre Piet Mondrian. Durant toute sa carrière, Nil Yalter a travaillé de nombreuses fois sur les transformations urbaines dans les quartiers des grandes villes comme Paris, New York, Istanbul et Lyon. Pour l’exposition “Kara Kum”, hormis les installations, les vidéos, les photographies et les toiles réalisées à partir de matériel et images variés récoltés à Hasköy, l’artiste a conçu une performance, Hasköy subissant alors un changement rapide. L’exposition, dans laquelle l’artiste envisage le concept de rituel (qui a une place particulière dans ses 50 ans de carrière), constitue un champ de rencontre de l’alchimie, la physique et de l’art. Kara Kum se transforme alors en scénographie qui intègre le spectateur avec les parties de prologue et d’épilogue contribuant ainsi à l’atmosphère théâtrale de l’exposition.

NİL YALTER
Artiste féministe, Nil Yalter fait partie des pionnières l’art vidéo dans les années 1970. Née au Caire en 1938, elle a étudié au lycée américain Robert College d’Istanbul. Durant cette période, s’exprimant déjà à travers la danse, le théâtre et la peinture, elle a commencé à faire le pantomime et a poursuivi cette pratique pendant son voyage à pied vers l’Inde. L’artiste s’est installée à Paris en 1965 et à la fin des années 60 a pris part de manière active aux courants de contre-culture et dans les mouvements socio-politiques français. L’influence de ces mouvements et de l’ethnologie dans les travaux de vidéos, de performances et d’installations qu’elle a réalisés depuis les années 1970, s’observe dans une esthétique multiple propre à l’artiste. Par ailleurs, il est possible de voir de façon générale les influences de l’art abstrait, notamment du constructivisme russe, de la première peinture à nos jours, dans les toiles et les travaux numériques. Dans les oeuvres de Nil Yalter, où émergent toutes ces influences, on observe un style autobiographique dans lequel l’intime et le politique sont liés. Parmi les musées où sont exposées les oeuvres de Nil Yalter on trouve le Los Angeles Museum of Contemporary Art, le National Museum of Women in the Arts (Washington, DC), le Museum of Modern Art PS1, le Contemporary Art Center (Vancouver, Canada), le Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris. Les oeuvres de l’artiste sont conservées dans les collections permanentes des musées comme la Tate Modern, l’Istanbul Modern, le Centre Pompidou, le Fonds National d’Art et le Museum Ludwig.
* Kara Kum, littéralement “sable noir” en français.

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